Ces gifles qui vous changent la vie !

A tous ceux qui, en lisant ce blog m’imaginent comme une petite fille modèle, diplômée d’une grande école, qui a enchaîné les postes à responsabilité, vous vous mettez le doigt dans l’œil ! Je suis l’antithèse ! Je ne vous dévoilerai pas non plus que j’ai failli rater mes études, que j’ai été recalé après avoir passées de nombreux entretiens d’embauche, pour finir … serveuse ! Et que grâce à un accident, ma vie a changé !

Mais ça, c’était avant !

Maladroite, sensible et totalement en manque de confiance. J’ai grandi dans la peau d’une petite fille idéaliste et vulnérable, qui croyait aux licornes. Je fermais longuement les yeux pensant que Clochette allait apparaître dans ma chambre (Dieu merci je n’ai pas sauté par la fenêtre comme Peter Pan) ! J’inventais des potions magiques et m’enroulais dans les draps, m’imaginant princesse devant un miroir. Crédule, j’ai cru au Père Noël jusqu’à 11 ans, joué aux Barbies jusqu’à 12 et roulé ma première galoche à 13. 

Deuxième de la classe en primaire (parfois troisième), j’ai descendu quelques rangs pour me retrouver dans les dix premiers au collège. Ma mère était obsédée par l’idée que sa fille devienne parfaite. Si on se réfère au proverbe « La perfection n’existe pas », seul Dieu est parfait, devenir parfaite était un challenge impossible. Quoi de plus dévalorisant qu’un objectif inatteignable ? La brèche s’est formée, les nerfs ont lâché, j’ai fini par développer une énorme phobie scolaire. 

Cette crainte s’est estompée vers les 15. Période où les notes avaient commencé à chuter. Le soutien des professeurs était inexistant. Avec du recul, je dirais qu’un élève différent était tout de suite catalogué et mis sur la touche. Je repense à mes moyennes. 7/20 en français, 2/20 en maths. La vilaine chenille s’est transformée en papillon lors de sa performance au bac de français : 19 ! Mon esprit lui, a été marqué au fer rouge par un environnement qui a contrario de vous pousser vers la réussite, vous mène vers l’échec. 

Je vous épargne la période des études supérieures, car dégoûtée par le système éducatif, j’ai poussé un maximum en faisant le minimum. Une licence était largement adaptée pour les postes que je convoitais. C’est à mes 21 printemps que je me suis retrouvée sur le marché de l’emploi. 

La première gifle

Après un stage de six mois au sein d’un prestigieux établissement azuréen, je comprends que je suis une femme de terrain. Je commence enfin à me sentir à l’aise. Je rentre des contrats, pas mal pour un début. Après un super feedback, des éloges, des recommandations de folies, on me remercie et me raccompagne vers la sortie. Ah d’accord ! S’ensuivent huit mois de recherches intensives pour accéder au poste de mes rêves. Rien ! Niet ! Nada ! Trop jeune, trop nouvelle, trop académique, trop immature, trop nonchalante (pardoooon !!). Puis six mois supplémentaires pour accéder au poste de mes non-rêves. J’accepte finalement un emploi de serveuse. Le poste est nul, en revanche, je rencontre le père de mon fils. 

Après ma grossesse, la chance me sourit ! Un poste d’assistante de direction en Provence. Quelle merveille, je suis prise sur-le-champ. Un détail me titille, nous sommes deux embauchées pour la saison, la plus performante obtiendra un CDI, l’autre le chemin vers la sortie. Amoureuse de l’endroit, des clients, de l’âme que dégageait cet établissement et après de belles performances, je me casse méchamment les dents, car la direction choisie la plus âgées (expérimentée) de nous. La gifle. 

Les grosses gifles suivantes

J’atterris en Suisse à un poste d’assistante dans un milieu académique. Retour à l’école ! Je meurs intellectuellement pendant trois ans. On ne veut pas me confier de responsabilités. Mais pourquoi ? On me demande alors de comptabiliser les points des examens. Mais pitié ! Je tiens le coup pendant trois ans car je suis maintenant séparée (gifle) et que je dois nourrir mon enfant. C’est la mort cérébrale !!! Si on m’avait dit que l’humain pouvait faire une dépression car pas assez stimulé intellectuellement, je n’y aurai jamais cru. Je prends mes jambes à mon coup à la fin de ce contrat et file vers de nouveaux horizons. 

Une trentaine d’entretiens … rien. Je n’ai pas la possibilité de me retrouver au chômage. En urgence, je prends le premier poste de commercial que je trouve. L’équipe est jeune, l’ambiance est sympa, les règles par contre sont strictes. Interdiction de parler, pause de trois minutes, pas de retard toléré, pas d’initiative, zéro indépendance. Retour à l’école (encore), c’est pas possible ! Je tiens le coup et curieusement je pète tous les records de vente, ma créativité s’exprime enfin, quelque chose se réveille en moi. Malgré le talent, j’ai besoin de liberté. Adieu ! 

Moults entretiens plus tard, je retrouve presque le même poste, à l’ambiance plus familiale. Enthousiaste dès le début, je réalise les 50% de mes objectifs en trois mois. C’est après le quatrième, début décembre, que je commence à saturer. Pas à l’aise, pas bien, j’ai envie de tout plaquer. Je ne suis pas à ma place. Je réalise que je ne suis pas faite pour travailler. J’en ai marre d’avoir quelqu’un au-dessus de la tête. Un vrai cauchemar. 

Le jour de l’accident 

Nous sommes le 14 janvier, c’est le jour de ma fête ! Je me lance à fond sur les pistes noires sous un soleil timide. Ma résolution de cette nouvelle année : je veux devenir rentière ! Je dois changer ma vie ! Sacrée descente, me voilà arrêtée. Et là, c’est le drame ! Je tombe sur place et croise mes skis. Quand je touche le sol, je sens mon genou gauche craquer. Dans un sens puis dans l’autre, oh la m****. J’entends un double clac clac et je finis par m’étaler sur la piste. 3,2,1 la douleur monte d’un coup. J’ai un étau brûlant qui m’encercle le genou, je suis à deux doigts de verser. Grosse claque. 

Les ligaments croisés antérieurs entièrement déchirés, les latéraux partiellement, l’attache méniscal a sauté et le tibia partiellement fracturé. Wouaaaaa. Six mois de traitements, de rééducation, d’infiltration, de médicaments et une intervention n’ont pas réussi à reconstruire mon genou. J’ai perdu ma mobilité, je marche comme une grand-mère. Mon chirurgien n’en croyait pas ses yeux. On craignait tous deux que je reste dans cet état. Plus de boulot, fini les activités, je suis payée par les assurances accident. « Demandes et tu recevras » vous connaissez ? Inspirée des textes religieux, j’ai compris à quel point cette phrase était puissante. J’ai demandé à devenir rentière avant l’accident, je le suis devenue ! J’avais juste oublié de préciser sous quelle forme je le voulais.

Le jour du changement 

Septième mois, deuxième intervention. Allongée sur le brancard en attendant mon tour avant l’opération, les larmes affluent. Mon chirurgien tente un zeste d’humour. Il ne pourra pas reconstruire mon genou maintenant, mais promet d’enlever cette vilaine fibrose qui m’empêche de marcher normalement. Allons-y docteur !

J’ouvre les yeux. J’ai une machine qui m’articule le genou de haut en bas, de bas en haut. Pour réduire la douleur je suis sous morphine. Je m’ennuie à mourir dans mon lit d’hôpital. J’ai pris mon ordinateur et à cet instant se produit quelque chose d’inattendu. D’habitude, j’éprouve des problèmes de concentration. Grâce à la morphine, celle-ci est optimale. J’ai passé les trois prochains jours à pondre une thèse. 67 pages de textes, d’idées, de dessins, de recherches. Ça y est, je viens de concevoir mon produit, ma société et ma stratégie. Je tiens mon nouveau bébé entre les mains. Je sors d’ici toujours en béquilles. Ce séjour à l’hôpital n’était pas une intervention du genou, mais un accouchement ! J’ai demandé, j’ai reçu : ma vie a bel et bien changé !

Aujourd’hui 

TOUT LE MONDE SE PREND DES GILFLES ! Moi la première. L’important est comment vous allez rebondir après. Il y a ceux qui vont broyer du noir et ceux qui vont aller de l’avant. Napoléon Hill explique que le succès vient aux optimistes et l’échec aux défaitistes. Restez toujours optimistes ! Pour ma part, chaque gifle m’a fait grandir, mûrir, évoluer et en vouloir toujours plus. Si je n’avais pas eu cet accident, je n’aurai jamais lancé ma boîte. Alors je dis MERCI, MERCI, MERCI !! C’était une opportunité.

Et pour couronner le tout, je ne vise pas la perfection (sorry maman), mais l’excellence (merci maman !). Ces gifles ont fait pousser mes canines. Aujourd’hui, elles rayent le parquet ! Ma vie professionnelle me fait enfin triper !!!!

Ils se sont tous mangés des gifles 

  • Albert Einstein était en échec scolaire et considéré comme mauvais élève. Il était contre le système d’apprentissage, s’opposait à l’autorité. Il avait même raté sa première entrée à l’ETH de Zurich. 
  • Steve Jobs le créateur d’Apple avait été licencié par son propre conseil d’administration en 1985. Cet échec lui a permis de lancer Pixar. Son plus beau projet et de mener la société de production vers un succès mondial notamment grâce à Toy Story. Apple a ensuite rappelé Steve Jobs, qui a fait monter la société en puissance : « Je ne le comprenais pas encore à l’époque, mais avoir été viré d’Apple a été la meilleure chose qui pouvait m’arriver. »
  • Jack Ma, le fondateur d’Alibaba (premier site mondial d’e-commerce) n’a connu que des échecs. 1 sur 120 à l’épreuve de maths lors de ses examens, recalé 10 fois à l’entrée d’Harvard, refusé à un poste de vendeur de poulets, il devient milliardaire à 20 ans et sa fortune à ce jour s’élève à 41,3 milliards de dollars. 

Pour votre culture entrepreneuriale :

Et vous ? Quelles ont été vos plus belles gifles ?

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